Gaz

La mobilisation contre le Schiste !!!

L’Ardèche gronde et elle n’est pas contente. La mobilisation s’amplifie de jour en jour.

C’est quoi le gaz de schiste ?

C’est du gaz naturel, emprisonné depuis des dizaines de millions d’années dans le schiste. Au contraire du gaz naturel mieux connu, qu’on trouve dans de vastes réservoirs, celui-ci est coincé dans les interstices de la roche, à des centaines de mètres de profondeur, et éparpillé dans des millions de petites bulles. Il est impossible de l’extraire avec des méthode conventionnelles.

Le gaz de schiste est connu depuis longtemps, mais les méthodes d’extraction sont trop chères pour être rentables.

Tout a changé depuis les années 2000, avec des progrès technologiques considérables dans l’extraction de ce gaz. Aux États-Unis, on s’est alors mis à prospecter un peu partout, avec pour résultat qu’entre 2007 et 2009, les statistiques sur les réserves potentielles de gaz naturel ont plus que doublé. À ce rythme, le gaz de schiste pourrait représenter la moitié de la production de gaz naturel en Amérique du Nord d’ici 2020. L’Australie, l’Afrique du Sud et la Russie ont également annoncé d’importantes découvertes depuis 2009 ; l’Inde et la Chine seraient aussi dans la course.

Comment l’extraire ?

Voici une petite animation crée par OWMI pour mieux comprendre.

Ces nouvelles techniques d’extraction sont-elles au point ?

Difficile à dire. À la base, le principe semble simple : injecter, à très haute pression, des tonnes d’eau dans la couche de schiste, accompagnées de sable et de produits chimiques, afin de fracturer la roche et ainsi, en libérer le gaz. C’est cela que les progrès techniques permettent de réaliser à moindre coût.

L’extraction du schiste est dangereuse ?

Les inquiétudes viennent de la possibilité que, en fracturant la roche, une partie du gaz et des produits chimiques ne s’échappent pas juste par le puits du prospecteur, mais par une fuite dans le sous-sol, atteignant ainsi la nappe phréatique. C’est ce qui s’est produit en Pennsylvanie en 2008-2009 : puits contaminés, et une eau devenue impropre à la consommation en deux endroits. Un puits a même explosé en juin 2009, répandant du gaz et de l’eau contaminée pendant 16 heures.

Il y a quelques temps, dans le Wyoming, l’Agence de protection de l’environnement avisait les résidents de Pavillion de ne pas boire l’eau de leurs puits, et d’utiliser une ventilation lorsqu’ils prennent une douche ou lavent leur linge… afin d’éviter les risques d’explosion. Onze des 39 puits étudiés sont contaminés par les produits chimiques associés à l’extraction de gaz, en cours là-bas depuis cinq ans.

Parmi les produits chimiques en question : du carburant diesel, du benzène et des solvants industriels.

Pour percer le mystère de ces 0,5% de composants « autres » que l’eau et le sable, le docteur Wilma Subra a suivi en Louisiane le ballet des camions amenant les produits chimiques pour le mélange et celui des tankers emportant au loin les eaux usagées, jusqu’à pouvoir prélever un échantillon à la composition bien plus complexe que la dizaine d’ingrédients suggérés par le site d’Halliburton.

Dans ses éprouvettes, elle a énuméré plus de 596 substances chimiques qui, en plus de leurs qualités d’inhibiteur d’acides, d’anticorrosif ou encore d’épaississant, ont pour certaines des effets dramatiques sur la santé (cancérigènes, tels que l’ethylbenzène, perturbateurs endocriniens, comme le diethylène glycol).

Prenant pour échantillon représentatif la ville texane de Dish, Wilma Subra a conclu que 61% des problèmes de santé constatés chez les habitants de la ville étaient causés par des taux de polluants supérieurs aux normes environnementales admises.

Exposés à des quantités importantes d’ozone, de soufre, de gaz naturel ou d’éther, les habitants ressentaient plusieurs fois par jour nausées, maux de tête, vomissement… jusqu’à des affections respiratoires : 58% des personnes observées souffraient de problèmes de sinus.

Permis d’extraction ?

Depuis le début du printemps le géant pétrolier français et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde.
Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar (26), Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg (07)) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l’Ouest le long du parc naturel des Cévennes. Pour obtenir deux des trois permis, l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF Suez !!!!

Personnellement, j’ai signé la pétition :
- http://www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci

Sources : wikipedia, owni, rue89, …

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